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Traitement & consultation
Incontinence urinaire
Traitement & consultation
Si vous faites partie des femmes qui souffrent de l’incontinence urinaire, vous ne devez pas en accepter les conséquences désagréables mais vous pouvez agir activement contre celle-ci. Il existe depuis quelques années un grand nombre d’aides, mais également de possibilités de traitement efficaces qui vous permettent de vivre une vie normale. Les possibilités de thérapie se différencient par leur invasivité et leur efficacité.Votre médecin choisira avec vous une méthode de traitement qui vous promettra la plus grande réussite. Le choix d’une ou de plusieurs méthodes de traitement dépend entre autres du type et de la gravité de votre incontinence ainsi que de vos préférences personnelles. Ci-après nous aimerions vous présenter les procédés les plus courants:
· Thérapie comportementale: Si vous souffrez d’une incontinence due au stress, une thérapie comportementale peut être une méthode possible pour réduire votre incontinence. Lors de celle-ci vous apprenez les différentes techniques grâce auxquelles vous pouvez contrôler votre vessie et votre sphincter. La thérapie contient en outre le strict suivi d’un plan:
- Diminution du flux urinaire
- Uriner de manière consciente ou déterminée (est utilisée par les femmes qui peuvent évaluer l’état de leur vessie jusqu’à un certain degré).
· Exercices du muscle pelvien: Ces exercices sont aussi appelés exercices de Kegel. Grâce à ces exercices, on fait travailler les muscles qui entourent la vessie et qui sont importants pour le fonctionnement normal de la vessie.
· Sous-vêtements de protection: Protège-slips absorbants, couches et vêtements spéciaux absorbent l’urine et peuvent ainsi vous aider à réduire les désagréments liés à l’incontinence urinaire, comme par ex. les vêtements humides.
· Cathéter: Certaines femmes ont besoin d’un cathéter permanent posé dans le canal de l’urètre ou (rarement) dans la paroi abdominale. Le cathéter permanent se porte 24h sur 24h et vous permet une collecte d’urine continue dans une poche externe.
· Aides externes: Certaines femmes utilisent un diaphragme pour éviter l’incontinence. Celui-ci se présente sous la forme d’un anneau rigide qui est introduit dans le vagin et qui appuie contre la paroi du vagin et du canal de l’urètre. Grâce à cette pression, le diaphragme aide lors du repositionnement du canal de l’urètre et empêche ainsi, en particulier lors d’une incontinence due au stress, la perte d’urine.
· Injections trans-urétrales: Lors de ce procédé, une quantité de liquide, comme par ex. du collagène, est injecté dans le tissu urétral. Grâce à une injection trans-urétrale régulière, le tissu est agrandi et le canal de l’urètre s’en trouve réduit de sorte que le mécanisme de fermeture de la vessie soit rétabli.
· Médication: Si vous souffrez d’une incontinence par hyperactivité vésicale, vous pouvez avoir recours à plusieurs médicaments qui peuvent soigner votre problème de contrôle de la vessie. Malheureusement il n’existe pas encore actuellement de médicaments pouvant traiter l’incontinence d’effort. Si on vous a diagnostiqué une incontinence mélangée (incontinence d’effort ou hyperactivité vésicale), le médecin peut vous prescrire un traitement médicamenteux orienté sur les composants de l’incontinence d’hyperactivité vésicale.
· Chirurgie: Selon l’intensité et la cause de votre incontinence, il est envisageable de choisir une des possibilités de traitement suivantes:
- Suspension rétropubienne: Cette technique chirurgicale est utilisée lors du traitement d’une hypermobilité et est également connue sous le terme de « technique de Burch ». Grâce à cette opération, le canal de l’urètre et l’orifice de sortie de la vessie sont soulevés et reprennent ainsi leur position initiale.
- Bandelettes de soutènement artificielle: la technique de la bandelette de soutènement est aussi bien utilisée pour le traitement de l’hypermobilité que pour l’insuffisance intrinsèque du sphincter. La bandelette artificielle: sert à soutenir votre canal de l’urètre lors d’une forte pression abdominale. Dans ce cadre il existe deux méthodes :
- La bandelette fixée sur l’os: lors de cette technique, votre canal de l’urètre est soutenu par un tissu sécurisé à votre pubis.
Bandelette autofixante : il s’agit ici d’une bandelette en tissu qui semblable à un hamac entoure votre canal de l’urètre dans une position semblable à votre anatomie normale. Grâce à ce soutien, vous pouvez éviter une perte d’urine involontaire. La bandelette est composée d’un matériau à la fois léger et poreux afin que le tissu corporel puisse s’y loger. La bandelette est de ce fait autofixante car elle est maintenue en place par le frottement ou une adhérence naturelle des tissus.
La consultation chez le médecin
De peur qu’on ne puisse rien faire pour soulager leur problème, moins de la moitié des femmes souffrant d’incontinence urinaire consulte un médecin, selon une étude. 1 Ces craintes ne sont toutefois pas infondées car l’incontinence urinaire peut être parfois très bien traitée. N’ayez donc pas peur de consulter votre médecin ou d’accepter une aide médicale, c’est la première étape du retour à une vie normale!
Qu’attendez-vous de votre consultation chez le médecin et/ou que pouvez-vous préparer pour faciliter le diagnostic de votre médecin?
Chaque patiente qui souffre d’incontinence urinaire est particulière et nécessite un traitement personnalisé. Comme il existe différents types, différentes causes et manifestations de l’incontinence urinaire, votre médecin vous interrogera dans le cadre de son auscultation sur l’historique de votre maladie et vos habitudes en ce qui concerne les pertes d’urine. Il est important que vous décriviez avec précision quand et dans quelles circonstances vous avez des problèmes d’incontinence. Un « journal de bord de votre vessie » pourrait dans ce cas vous être utile. Vous notez dans celui-ci quand vous urinez et combien de liquide ou d’aliments vous avalez.
Dans le cadre d’une consultation suivante, les spécialistes, comme les gynécologues, les urologues et les uro-gynécologues, utilisent éventuellement une batterie de tests divers. Ceux-ci servent à mesurer les facteurs suivants:
· Combien d’urine la vessie peut-elle contenir avant que vous n’uriniez.
· La puissance avec laquelle l’urine sort de votre corps.
· La pression dans votre vessie remplie d’urine.
· La capacité de fonctionnement du sphincter urétral 1.
Test courants
Pour le diagnostic de l’incontinence urinaire, on procède à plusieurs tests. Nous aimerions vous présenter rapidement quelques tests courants, mais il se peut naturellement que votre médecin procède à d’autres tests ou à des tests complémentaires :
· Pad-test: Lors de ce test, on détermine la quantité de la perte d’urine.
Il mesure l’augmentation de poids d’une protection absorbante que
vous portez pendant des activités physiques prédéfinies.
· Détermination de l’urine restante: Il s’agit ici d’estimer la capacité à vide
de votre vessie.
· Cystométrie: La cystométrie est composée de plusieurs tests
qui recherchent la pression interne de la vessie, la capacité de la vessie,
sa stabilité et son gonflement pendant le remplissage, la conservation et
le vidage de celle-ci. On vous pose ici un cathéter dans la vessie par le
canal de l’urètre.
· Uroflowmétrie: Celle-ci mesure le flux urinaire pendant une certaine
période et peut être utilisée pour constater la gravité d’un rétrécissement
ou d’une occlusion. Par cette méthode, on peut également mesurer
la musculation abdominale et celle du plancher pelvien.
· Cystoscopie: Il s’agit d’un examen par imagerie de votre canal de l’urètre
et de votre vessie. Pour cela on vous introduit un petit tube,
appelé cystoscope, dans le canal de l’urètre.
Choisissez le bon médecin
Pour un traitement adapté il est important que vous choisissiez un urologue/gynécologue qui ne connaît pas seulement les dernières méthodes de traitement mais qui est également expérimenté dans l’utilisation de ces méthodes.
Vous trouverez un médecin approprié dans votre zone géographique sur les pages : recherche d’un Hopital.
1. Keller SL. Urinary incontinence: occurrence, knowledge, and attitudes among women aged 55 and older in a rural Midwestern setting. J Wound Ostomy Continence Nurs Jan 1999 v. 26(1) p. 30-8
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